Manger mieux sans rien jeter, un geste positif !

Manger mieux sans rien jeter, un geste positif !

manger mieux - panier frais
Manger mieux sans rien jeter !

De votre panier à la planète, de votre santé à la solidarité, manger mieux pour faire de votre repas un geste citoyen, voilà un défi à relever ! Locavores ou adeptes du bio, accro de l’alimentation crue, végétarien, ou juste sensible à la qualité de votre assiette : on est tous concernés !

Le gaspillage alimentaire ? Tous concernés !

Depuis le 3 février 2016, une loi unanimement votée par le Sénat et l’Assemblée Nationale lutte contre le gaspillage alimentaire en France. Fort heureusement ! Dix millions de tonnes de nourriture jetés chaque année, soit l’équivalent de 16 milliards d’euros et de 15,3 millions de tonnes de CO2 ! Soit encore 20 à 30 kg de nourriture par an et par habitant, soit en moyenne 400€ par an et par foyer jetés, gâchés (chiffre Ademe 2014).

Alors, oui, de l’exploitation agricole, au particulier, il faut revoir nos habitudes alimentaires. Les supermarchés de plus de 400m2 doivent désormais céder leurs invendus alimentaires à l’association de leur choix, mais il faut aller plus loin.

Doggy-bags des restaurateurs, opérations anti gaspi des cantines collectives, collecte des produits abimés par le collectif Gueules Cassées) réveillent les consciences.

Mais à titre individuel, moins gaspiller et manger mieux sont étroitement liés. Les particuliers sont source de 70% des déchets alimentaires. Alors, oui, chacun peut mettre son grain de sel pour un mieux manger pour tous !

Manger mieux, c’est que du positif !

Manger mieux est à la portée de chacun et est positif à bien des niveaux ! Pour le moral, pour la santé, pour la vie sociale, et pour le porte-monnaie, toutes les raisons sont bonnes pour agir finalement dans le bon sens.

Environnement, santé, ou zéro déchet au quotidien, il n’y a pas de petites actions, tout est bon à prendre pour réduire le gaspillage alimentaire.

On pourrait dire Je mange donc je choisis (ce que je mange). Ainsi vous améliorerez votre santé et celle de la planète. Mais aussi celle de votre porte-monnaie. Rompre les routines alimentaires chasse le gaspillage.  Vous achetez mieux pour manger mieux. Et c’est bon, encore une fois pour le moral.

Et puis, la cuisine (re)devient à nouveau un moment convivial, un moment de détente à partager en famille, entre amis et pourquoi pas, entre collègues au bureau !

Repas malin, repas qui fait du bien !

Manger mieux nécessite de mettre à plat vos habitudes, vos temps de préparation, vos besoins en repas à emporter. Regardez ce que vous jetez. Quantité, qualité ? Le plus efficace c’est de faire vos menus à l’avance. Puis achetez en fonction. A partir de là, voici quelques astuces pour réduire vos pertes alimentaires.

  • Distinguez « à consommer jusqu’au » et « à consommer de préférence avant ». Quelques jours après la date, le produit est encore consommable, c’est le cas par exemple les yaourts natures.
  • Pas de courses alimentaires ce week-end ! Cassez ainsi la routine et réduisez un peu les stocks en faisant preuve d’imagination.
  • Manger mieux c’est aussi gérer les restes. Planifiez dans la semaine un repas « restes », genre buffet. Un soir sans cuisine, c’est bien aussi pour vous.
  • Privilégiez les produits frais. Bien lavés, épluchés, variés, ils sont une base d’alimentation saine en alternant les modes de préparation. A partir de cette base, élaborez vos menus. Comptez une ou deux parts de plus sur les plats cuisinés « maison » pour constituer vos repas à emporter. Économie garantie !
  • Le bio ne doit pas être un problème. Des fruits et légumes de qualité correcte sont accessibles en moyennes surfaces. Mais choisissez-les de saison, proportionnés à votre foyer.
  • Limiter les produits de contrées lointaines, les produits pré-emballés en trop grande quantité ou au prix. Vous aurez moins de risque de perte à prendre 2 variétés de pommes de 3 ou 4 unités, plutôt qu’un sac de 2 ou 3 kg d’un fruit de qualité médiocre qui se conservera mal.

Encore plus malin, ne jetez plus les fanes, cuisinez-les !

Voilà une nouvelle richesse dans votre assiette ! Nous négligeons trop souvent les jeunes feuilles, tiges, fanes de plantes racines bien plus riches en nutriments que le seul organe habituellement cuisiné (sauf en terme de sucres). Comment les consommer ? Cuisiner les fanes nécessite d’abord de les débarrasser des feuilles abîmées ou jaunies, puis de les laver précautionneusement, surtout si les produits ne sont pas bio.

Ensuite, on peut presque tout faire.  Exemples !

  • Le feuillage du céleri-rave s’utilise comme le céleri branche pour parfumer les soupes.
  • Les fanes de navet peuvent se préparer crues en salade, coupées en chiffonnade avec de l’avocat pour compenser leur amertume ; en jus pour éliminer les fibres ; ou encore en smoothie, avec les fibres, pour une cure détox.
  • Les feuilles de betteraves, de brocolis, de carottes, de fèves, de navets, de panais, de radis peuvent garnir avec saveur gratins et omelettes, servir de base pour des sauces, se boire en soupe.
  • Varier les accompagnements avec les cosses de fèves, les feuilles de betteraves, de carottes, chou, navets, orties, patates douces. Notamment pensez aux purées de cosses de petits pois.
  • Pour des quiches ou tartes, le choix est large : feuilles de carottes, navets, panais, radis, les tiges bien vertes d’échalotes, d’oignons …et pour les salades : toujours les premières feuilles de carottes, navets, panais, radis, mais aussi les tiges bien vertes d’échalottes, d’oignons !
  • Pour les soupes et veloutés : les cosses de fèves, de petits pois, les feuilles de carottes, navets, orties, panais, radis …

A l’origine de l’aliment, chacun gagnera aussi à redécouvrir les graines (sésame, lentilles, pois, pois chiche, sarrasin, lin,) à consommer cuites ou germées. Ces apports nutritionnels riches et rares éveillent les papilles sur d’autres approches culinaires, plus saines et équilibrées.

Et pour finir, pensez planète ! Le peu de déchets alimentaires qu’il vous restera, ne le jetez pas en poubelle ménagère. Repérez le container à compost de votre commune, ou faites votre propre compost. A défaut, repérer les AMAP et potagers collectifs à proximité pour y apporter vos déchets alimentaires.

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